FAQ

Vous trouverez ici des réponses sur certaines questions que vous vous posez en tant que parent qui vit avec un problème de santé mentale.

GROSSESSE

Je veux me préparer avant la naissance. Comment puis-je faire?

Parents-Espoir a créé un guide s’adressant aux jeunes femmes qui désirent avoir un enfant ou qui sont enceintes : Moi, mon bébé, ma familleLes femmes qui désirent un enfant et qui vivent des difficultés avec leur santé mentale se posent souvent des questions quant à leur maternité possible. 
Ce guide s’adresse à vous et votre conjoint, que vous songiez à avoir un enfant ou que vous soyez déjà enceinte.
 Il traite des questions que vous devez vous poser et des décisions que vous pourriez prendre afin d’obtenir les meilleurs soins pour vous et votre bébé. Il contient des informations pouvant être utiles lors de votre grossesse et jusqu’à ce que votre enfant atteigne l’âge de deux ans.

Il est important d’être bien préparée afin de faciliter votre nouveau rôle de mère.
 Être organisée et renseignée peut faire toute la différence! Vous pourrez ainsi mettre les chances de votre côté pour bien gérer votre rôle de parent et pour préserver la qualité de votre lien avec votre enfant.

Pendant votre grossesse, évitez aussi tous comportements inappropriés comme la consommation de drogues et de cigarettes. Ils sont néfastes autant pour vous que pour l’enfant à naître. De plus, cela pourrait compliquer votre accouchement. Préparez-vous, mentalement et physiquement pour cet enfant.

Je suis enceinte et je souffre d’un problème de santé mentale, est-ce que je vais perdre la garde de mon bébé?

Les enfants sont retirés à leur mère seulement s’il y a un risque de compromission pour le développement et la sécurité de l’enfant. Si vous recevez la visite d’un intervenant de la Protection de la jeunesse, c’est que quelqu’un a été inquiet à ces niveaux et aura fait un signalement. Cela ne veut pas dire que l’enfant sera automatiquement retiré. Ce sera le cas seulement si le bien-être de l’enfant est menacé. Accepter l’aide qu’on offre et collaborer avec l’intervenante s’avérera positif, même si vous vous sentez blessée. La colère, l’incompréhension, la frustration sont des sentiments normaux, mais n’aident pas à avancer dans la bonne voie lors de situations semblables. Les symptômes négatifs de votre état de santé (incapacité de se lever avant midi, des délires, etc), de votre style de vie (instabilité, manque d’organisation), ou les points positifs (façon de gérer votre prise de médication, horaire plus régulière, etc.) seront évalués afin de procéder à un retrait ou pas d’un enfant. Ce peut-être un bon moment pour venir chez PARENTS-ESPOIR en parler, comme pour avoir le soutien nécessaire.

Enfin, avoir un diagnostic de psychiatrie n’est pas un motif valable pour perdre la garde d’un enfant.  C’est la stabilité autant au niveau mental et physique qui compte.  Des suivis réguliers chez le médecin et un réseau de soutien solide et significatif sont d’autres facteurs de protection très utiles aux mieux-être du parent, comme de l’enfant, et de la vie de couple. Retenez qu’aux yeux des intervenants, les moyens pris pour bien gérer un problème sont plus importants qu’un problème de santé mentale lui-même.

FAMILLE, CONJOINT, ET PROCHES

Que faire si ma famille ne comprend pas les difficultés que je vis?

Si vos proches ne vous comprennent pas, vous pouvez essayer de leur expliquer ce que vous ressentez le plus clairement possible. Vous pouvez aussi les impliquer dans vos démarches et votre rétablissement. Ils pourraient vous accompagner chez votre médecin afin de poser des questions.
 Si vous réalisez que leur attitude nuit à votre cheminement, il serait peut-être mieux de cesser ou de limiter les contacts, tout en prenant la précaution de leur expliquer que leur attitude vous est néfaste, que pour l’instant vous prenez vos distances, et que lorsque vous vous sentirez plus fort, vous les fréquenterez à nouveau. Dites-leur que ce retrait n’enlève rien à l’affection que vous leur portez.

Mon fils a reçu un diagnostic de schizophrénie et ma fille, qui est enceinte, s’inquiète pour la santé mentale de son bébé. Y a-t-il des signes ou des symptômes que nous devons surveiller?

Voici la réponse d’une spécialiste :
« Je ne crois pas qu’il y ait de signes ou symptômes qui pourraient être considérés comme précurseurs de la schizophrénie. Premièrement, un parent du deuxième degré présente un risque de trois pour cent de développer la schizophrénie. Comparativement au risque observé dans la population générale, soit un pour cent, ce risque n’est pas plus particulièrement significatif. Deuxièmement, il n’y a pas vraiment de signes qui peuvent nous dire avec précision si le sujet développera un trouble mental, ce qui signifie qu’il est impossible de prédire si la maladie apparaîtra. Il est plus nuisible de se faire du souci outre mesure.» 
(Ridha Joober, M.D., Ph.D., École Mini Psy 2010 Source : hôpital Douglas)

COTISATION PARENTALE ET ALLOCATION DE LOGEMENT

Le centre jeunesse m’a envoyé une facture qui parle de cotisation parentale. Qu’est ce que c’est?

Si votre enfant est confié au Centre jeunesse, un montant appelé «cotisation parentale» vous est chargé. Si vos revenus sont modestes, cette cotisation peut être d’une trentaine de dollars par mois. Vous avez reçu une facture beaucoup plus élevée?  Contactez votre Centre jeunesse et demandez à parler à la personne responsable des cotisations. Avec elle, vous expliquez votre situation financière et le montant sera recalculé.
 Si vous payez cette cotisation, vous avez le droit de recevoir les allocations familiales provinciales. Si vous avez du retard, prenez entente avec le Centre jeunesse et vous pourrez récupérer les sommes des allocations familiales. Même si vous payez, il vous restera de l’argent, le montant des allocations étant plus élevé; en plus vous contribuez aux frais demandés par votre enfant.

Est ce que je suis éligible à la subvention d’allocation logement?

Si votre loyer est supérieur à 198$ et votre revenu annuel inférieur à 16 480$ pour un adulte et un enfant, vous pourriez être éligible à l’allocation logement (si ce n’est pas un logement subventionné).
 Ce montant est d’un maximum de 80$, versé le premier du mois. Même si votre enfant est dans une famille d’accueil, vous êtes éligible s’il vient dans votre logement pour  une fois par mois au minimum.

Pour plus de détails: 1 888 511 2558  
Québec : 418-656-7020  
Montréal : 514 864-7020 
www.shq.gouv.qc.ca

CAS DE SIGNALEMENT

Le signalement, comment ça fonctionne?

La Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) s’applique aux enfants qui vivent des situations compromettantes ou pouvant compromettre leur sécurité ou leur développement. Il s’agit d’enfants qu’on considère en grande difficulté et en besoin de protection. 
Qui est chargé de l’application de la LPJ? 
Le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ). Cependant, il n’agit pas seul. Il est entouré d’une équipe d’intervenants qui exercent plusieurs responsabilités dont celles de recevoir le signalement, décider s’il doit être retenu pour évaluation, procéder à l’évaluation de la situation,
 déterminer et appliquer les mesures correctives et réviser
. L’intervention du DPJ auprès d’un enfant et de ses parents doit viser à mettre fin à la situation compromettante, éviter qu’elle ne se reproduise, et ce, dans l’intérêt de l’enfant et le respect de ses droits.
 La LPJ prévoit que la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis dans les six situations suivantes :

• abandon;
• négligence;
• mauvais traitements psychologiques;
• abus sexuels;
• abus physiques;
• troubles de comportement sérieux.

Qu’est-ce qu’un signalement au DPJ?


Faire un signalement signifie communiquer avec le DPJ pour lui faire part d’une situation que vous considérez inquiétante. Vos doutes peuvent provenir des confidences d’un enfant, des attitudes ou des comportements manifestés par celui-ci ou par ses parents, toutes choses qui vous font croire que l’enfant est en danger ou que son développement est compromis. Si vous n’êtes pas certain de devoir faire un signalement, vous pouvez communiquer avec le DPJ qui pourra répondre à vos questions et vous guider dans les démarches à entreprendre. Référence: Centre jeunesse

QUELQUES STATISTIQUES SUR LA SANTÉ MENTALE AU QUÉBEC

Est ce qu’il y a d’autres parents comme moi?

  • On compte de dix à douze maladies neuropsychiatriques importantes qui affectent douze pour cent de la population.
  • Un Québécois sur cinq souffre d’une forme de maladie mentale, alors que la schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression affligent deux pour cent de la population, ce qui signifie 700 000 Canadiens, dont plus de 150 000 Québécois.
  • Les troubles dépressifs ont augmenté de trente-six pour cent au Canada entre 1995 et 2000. (La Presse, 15 avril 2001)
  • Environ huit pour cent des adultes souffriront d’une dépression majeure dans leur vie. (Rapport sur les maladies mentales au Canada, octobre 2002)
  • Les troubles anxieux touchent cinq pour cent de la population, causant un handicap léger à grave.
  • Les enfants de personnes atteintes de maladie mentale risquent de développer le problème dans une proportion de trente à cinquante pour cent.
  • Près du tiers des femmes atteintes de maladie mentale vivent avec leur conjoint et leurs enfants.

Source : site de la FFAPAMM