NOTRE VOLET FAMILIAL

Ce volet peut se vivre chez PARENTS-ESPOIR de deux façons :

  • dans un cadre supervisé pour certains parents dont leurs enfants sont placés en famille d’accueil. Nous sommes alors l’intermédiaire entre eux et le Centre Jeunesse responsable
  • alors que pour ceux qui ont leurs enfants, l’on organise à certaines occasions bien précises des événements pour les parents et leurs enfants.

Pour ce qui est des rencontres supervisées :

Notre rôle consiste principalement à offrir un environnement humain, sain et satisfaisant pour les deux parties.  Nous accompagnons le parent jusqu’au point de rencontre de l’enfant et revenons à l’organisme ou effectuons une petite sortie aux alentours.  Nous avons aussi comme but de rendre leur temps agréable ensemble, tout en leur suggérant des activités, ex.: bricolage, jeux, lecture, comme ils peuvent partager un repas, le tout pouvant varier selon l’âge de l’enfant et le temps dont ils disposent ensemble.

Nous encourageons dans ce contexte l’écoute et le dialogue constructif, notre mission n’étant pas d’intervenir sur le fait, mais plutôt d’agir de manière à respecter la dynamique, tout en faisant au besoin un retour avec le parent.  Un proche parent a parfois le droit d’être présent.  Enfin, nous sommes prêts d’eux jusqu’à retourner l’enfant avec le parent auprès de la famille d’accueil.

Quant aux événements pour la famille :

Ils peuvent se vivre à nos locaux ou à l’extérieur, lors de fêtes que nous tenons à souligner, comme c’est le cas dans le cadre de la fête du Parvis ou de St-Sauveur en fête, deux secteurs près de nous.  Le tout dépendant de notre budget, des circonstances environnantes et de l’intérêt de nos membres.

Dans ce contexte, ce sont l’aspect ludique et plaisir qui priment bien souvent, comme c’est le cas dans bien des familles québécoises.

Il demeure tout de même important pour nous de voir en dehors de ces deux contextes, à ce que les parents et leurs enfants s’ouvrent, se découvrent, qu’ils apprennent à se connaître, à se pardonner, à reconnaître leurs émotions, leurs besoins, leurs sentis tout en se développant chacun à leur rythme.  Et cela est vrai pour toutes les générations qui sont impliquées.

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À exprimer ce qu’ils ressentent, ce qui ne va pas, comme ce qui va bien, peut leur faire prendre conscience que chacun ont un vécu, leur voie à suivre, qu’ils peuvent en tirer des leçons comme des apprentissages.  Ils partagent un nombre de moments présents que l’on oublie de considérer importants parfois, alors que suivant un décès, un accident ou une maladie, on se rend compte que la vie est bien courte.

Comme le Petit Prince qui prend soin de sa rose à plus d’importance pour lui, la mission de PARENTS-ESPOIR, consiste à ne pas oublier cette réalité que l’on ne voit bien qu’avec les yeux du cœur.

Malgré cela, il y a les épreuves, les disputes et les séparations, comme la maladie qui fait souvent des siennes.  Faudrait-il apprendre à mieux se parler, à mieux se connaître, à mieux vivre, à s’apprivoiser comme le renard voulait devenir l’ami du Petit Prince ?


Enfin, tous les membres de PARENTS-ESPOIR peuvent prendre leur place dans notre cadre que l’on veut aidant et semblable à l’esprit de famille que l’on peut créer.  Tous peuvent aussi connaître l’amour véritable, l’accueil, l’écoute et la douceur.

Le contraire existe trop souvent et sans s’en rendre compte, cela fait qu’on y perd l’essentiel, notre principale raison de vivre et bien souvent avec notre santé mentale.

De la même façon que l’on peut bien se nourrir, l’on s’intéresse aussi à nourrir nos relations et nos échanges.  Le ton, le choix des bons mots, notre regard, notre attention, nos petits gestes d’amour comme nos taquineries, un appel, un courriel peuvent faire toute une différence dans une journée.

Le partage des expériences avec d’autres parents, en présence des enfants parfois, suscitent le désir de se rapprocher du style de vie communautaire qui apporte à notre être une autre des dimensions profondes de l’amour.  Les effets du partage sont d’ailleurs très bénéfiques pour l’ouverture à soi-même et aux autres.  Comme ils nous aident à agir très souvent de façon plua787b2d03a8d8f692bb531ba2ec29b0bs responsable.

L’important pour nous à retenir, c’est de ne pas briser les élans naturels de notre cœur, lesquelles peuvent se vivre au sein de PARENTS-ESPOIR comme au sein de toutes familles, indépendamment de la religion, de la race, de l’endroit dans le monde.

Une autre chose à retenir, c’est que nous ne pouvons pas juger quelqu’un de moins démonstratif qu’un autre, car cela ne fait pas de la personne qu’elle est moins aimante. Elle peut être plus timide ou plus sensible qu’on ne le pense.  Il ou elle a beau ne pas parler très fort ou exprimer très peu son amour en mots ou en gestes, mais il ou elle est là. C’est comme pour le parent qui a perdu la garde de son enfant, même s’ils ne sont plus ensemble, le désir de le revoir ou de le ravoir demeure si fort, que cela peut le choquer, le décourager ou au contraire lui donner la force de se reprendre en main, de se dépasser, de se sortir de la situation qu’il était et cela, en dépit de tous les civismes qu’ils auraient pu subir lui-même dans sa vie ou des circonstances qui auraient pu le mener à perdre la garde de son enfant.

Des parents que l’on rencontre nous le prouvent à chaque jour, et ils sont beaux à voir, en débit de ce qu’ils auraient pu faire ou pas faire, être ou pas être dans le passé.  C’est pourquoi nous disons, qu’il n’existe pas de situation trop difficile qui ne peut se résoudre, comme tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!

Dans cette perspective, nous avons peut-être à réfléchir sur l’importance que représente le parentalité en santé mentale et à la place qu’on lui donne réellement ? Car si c’est par manque d’engagement sérieux, il reste que plusieurs se rétablissent, comme plusieurs vivent avec leurs enfants.  Serait-ce le temps de requestionner certaines de nos pratiques, en accordant plus de temps, de soutien et d’accompagnement aux parents tout en prenant exemple sur notre modèle PAR ET POUR ou les gens deviennent des pairs aidants en soit.  Et est-ce qu’en formant ou informant un peu plus les proches aidants nous en arriverions aux mêmes statistiques chez les 12,000 enfants qui sont présentement à risque d’avoir un problème de santé mentale parce que leurs parents en vivent un, dans la région de Capitale-Nationale seulement (http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2016/01/25/006-maladies-psychiatriques-prevention-enfants-programme-capitale-naitonale.shtml) ?

Nos heures pour les rendez-vous :

Du lundi au vendredi, entre 9h et 12h et 13h à 17h.